Devise étrangère : Voir Au-delà du Risque

Devise étrangère : Voir Au-delà du Risque

Par Antoine Lajoie, président de FINMETRIX

Qu’on se le dise, mesurer le risque de change et son impact sur les profits présentent d’importants défis. Comme première étape, et cela peut surprendre, il convient de mettre au rancart l’approche comptable. Eh oui, cette même approche que plusieurs considèrent comme sacrée en matière de finance d’entreprise.

Voir au-delà des données comptables

Vos états financiers ne sont pas conçus de manière à indiquer ni à mesurer vos risques de change. Ils n’indiquent et ne mesurent pas non plus vos risques d’incendie, de bris d’équipement, d’approvisionnement, de main d’œuvre, de positionnement concurrentiel, etc. Autre élément important, votre état des résultats produit des ajustements pour gains et pertes de change. Cette information, souvent perçue comme un indicateur fiable, ne fait que répondre aux règles comptables. Elle n’a aucune valeur pour ce qui est de mesurer l’impact réel des taux de change sur vos profits. Et pour ceux que cette réalité laisse perplexes, pensez à vos actifs immobiliers dont la valeur comptable, laquelle répond aux règles de l’amortissement, ne représente en rien la véritable valeur marchande. Voilà qui explique qu’il faut voir au-delà des données comptables.

Absence de normes et de procédures

En tant qu’entrepreneur, des normes et procédures vous sont imposées pour pratiquement tout, qu’il s’agisse d’usines, de machinerie, d’installation électrique, de matériel roulant, d’environnement, de procédures douanières, de logistique, d’emballage, et plus encore. Ces « directives », souvent contraignantes, possèdent un immense mérite, soit celui de vous indiquer clairement la marche à suivre pour mitiger les risques et mener rondement vos affaires. Pas question ici de s’en remettre au hasard. Au même moment toutefois, en ce qui concerne le risque de change, il y a absence de normes et de procédures. Bref, on vous fiche la paix. On ne vous impose aucune règle. Mais du coup, on ne vous indique ni quand ni comment agir. Vous êtes entièrement livré à vous-même. Il est peu étonnant dans ce contexte que la couverture de change ne réponde généralement pas aux véritables besoins de protection des profits.

Un risque de cash-flow

Il est à retenir que la confrontation au taux de change est la toute première manifestation de la réalité internationale. Le risque de change prend naissance au moment du calcul du prix de vente et son impact se manifeste au niveau des cash-flows qui seront générés en monnaie étrangère.  À cette étape hâtive du cycle d’opération, ce risque est totalement absent de la réalité comptable et des états financiers. Et pourtant, il convient de passer immédiatement à l’action. Pour plusieurs, il est contre-intuitif de procéder aussi hâtivement à la couverture de change. Mais l’alternative, qui consiste à ne rien faire dans l’immédiat, expose l’entreprise à un risque non-mesuré dont les véritables conséquences financières ne seront connues qu’ultérieurement, après les conversions de change. Et attention, ce scénario n’a rien de fictif. Le risque est bien réel. De nombreux désastres financiers peuvent en témoigner.

Le gros bon sens

Bien plus qu’une science, la gestion du risque de change est un art où prône avant tout le gros bon sens. La couverture efficace du risque de change est à la portée des entreprises. Les instruments de couverture sont facilement accessibles, performants et flexibles. Et veillez à garder ça simple. Une stratégie de couverture ne doit pas être complexe pour être efficace.

Offre 

Dans le contexte de crise actuel et la volatilité du marché, FINMETRIX vous propose un programme de soutien en termes de gestion de risques financiers, par l’entremise d’une consultation gratuite.

Pour s’inscrire par courriel : strategie@finmetrix.com

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